Bass

Rest in peace Dad

On dit souvent qu’on apprend beaucoup de ses erreurs!

J’ai appris en ta présence.

J’ai mûri en ton absence.

Bien avant mon adolescence.

Aujourd’hui, vous seriez tous fiers de moi.

10 ans ont passé. Et pourtant on dirait que c’était hier.

Les marques pourtant nous rappellent que tout est réel.

Patou et Andy ont eu leurs diplômes l’année dernière. Ce sont de grands universitaires maintenant.

Yvan voulait jouer au ballon. Il a même d’ailleurs arrêté l’école durant 2ans.

Tu dois lui avoir filé un bon « pélé » car depuis septembre, c’est le meilleur élève que je connaisse.

On n’a toujours pas rencontré Cyrielle. On espère un jour lui dire quel grand homme tu étais.

Et puis le petit minou a grandi. C’est une grande élève de 6e aujourd’hui.

De petits progrès restent à faire mais chacun à sa manière a trouvé le moyen d’avancer et de faire avec l’absence.

C’est toujours la même chose avec les « autres » que lorsque tu étais là.

Rien n’a changé. On a juste grandi. On fait la part des choses.

J’ai d’ailleurs rencontré un monsieur qui a reconnu en moi l’enfant que j’étais il y a 20ans. Tu imagines!!!

Il a été très attristé d’apprendre ton départ… Depuis si longtemps.

Je sais. J’ai pas oublié. Ce que tu viens de lire devrait te donner une idée.

Bon ok! Ca vas. Je me plains pas.

J’ai pris des coups. J’ai su les encaisser. Je me relève petit à petit.

Je suis fière du travail abattu. C’était au prix de sacrifices immenses. Mais si c’était à refaire, je le referai.

C’est ma plus grande fierté, ma plus grande satisfaction. Le petit Minou ma plus belle victoire.

Personne ne pourra me les enlever. Aucun être ne pourra les contester.

J’aime le même amour que toi pour les petites blackes. Mais c’est tout hein!

J’ai des nouvelles responsabilités qui se profilent à l’horizon. Je dois assurer.

Donc je modère depuis un moment!

Je profite de ces moments aussi pour remercier l’Eternel tout puissant. (C’est pas tous les jours que je le fais si haut).

Pour son amour, sa patience, son enseignement.

Si tu l’as aperçu quelque part, dis lui que vraiment, il ne fait rien au hasard.

Surtout pour ceux qui l’aiment et qui ont foi en lui.

Dis lui merci aussi pour toutes les personnes qu’il ne cesse de mettre sur notre chemin depuis.

Bon, j’aimerais te raconter tellement de choses mais tu sais que de tels épanchements ne me ressemblent pas.

J’encaisse, je tire des leçons et j’avance.

En outre, 10ans c’est pas 10h ou 10 jours.

Je verrai comment ménager mon emploi de temps pour te parler plus souvent.

Je profite aussi pour dire à tous ceux qui comme toi sont partis.

Que chaque jours ils manquent aux leurs.

S’ils ne le leur ont pas souvent dit de leur vivant, il n’auront qu’à comptabiliser le nombre de « like » après ce post.

C’était il y a 10 ans. Mais le souvenir reste indélébile.

 

Rest in peace Dad!


Le Camerounais s’assagit

Je sais. J’ai fait de longues semaines sans publier un seul billet. En fait je cherchais comment mieux raconter les émotions vécues dans l’Ouest du pays (la quête continue).

Néanmoins, depuis mon retour dans la ville, je suis en quête d’un sujet à mettre en réserve. J’ai beau tourner, en dehors des histoires de culs ou d’incendie d’origine suspecte, rien à se mettre sous la dent. Le dehors est sec. Comme les robinets de la Camerounaise des eaux à Yaoundé.

Malgré tout, dans mon parcours des sissonghos locaux, il convient de louer la sagesse dont le Camerounais fait preuve en cette fin d’année 2012. Pas le moindre accident, aucun excès à relayer aux informations. Même la prétendue fin du monde est passée inaperçue. Mais qu’est-il donc advenu du Camerounais, ce bon vivant dont la renommée n’est plus à refaire ?

ville illuminée

Arrêt 1 : Les foires et autres étables de rapace

J’ai beau y aller depuis leur ouverture – dans les principales foires bien entendu – aucun de ces lieux ne connait une effervescence particulière. Tous les ingrédients sont réunis : bruit, promotions, artistes à la une… Même les prix « cassés » au plus haut niveau laissent le Camerounais inerte. « C’est ça qui paie nos factures » ??

Arrêt 2 : Les magasins de jouets.

J’ai vu des riches dépenser des fortunes afin de satisfaire leur progéniture. Les quelques pauvres que j’ai rencontré désiraient tout au plus remplacer une machine défaillante mais certainement pas acheter une babiole à la durée aussi limitée que ladite fête en question.

Arrêt 3 : Les débits de boisson

C’est connu de tous. Le Camerounais aime la vie. Les bars connaissent donc la même affluence du 1er au 31 janvier. Ici, pas moyen de spécifier l’origine de l’émoi et des flots de bière.

Arrêt 4 : Les hôpitaux

Dans les années antérieures, après avoir cherché ton proche dans les foires et bars sans le croiser, un tour à l’hôpital te suffisait pour le trouver. Cette année, niet. Que nenni ! Les Camerounais souffrent de bonhomie. C’est même par dépit qu’ils pratiquent la marche à pieds, tellement ils craignent que la foudre ne s’abatte sur eux. N’a-t’on pas dit le 21 décembre était jour de fin du monde ?

Arrêt 5 : Le tour de la ville

Là, impossible de manquer la fête. Les ronds points et carrefours sont parés de leurs plus beaux atours. Des guirlandes par-ci, des sapins par là. Chaque ville use de subterfuges pour être à son avantage. Le tout illuminé pour le plaisir des curieux et des amoureux qui ne manquent pas l’occasion d’immortaliser leurs instants de 2012.

Après ce tour d’horizon, il est indéniable que les choses changent. Les époques évoluent et avec elles les mentalités des hommes. Le Camerounais est moins enclin à se laisser aller. Normal ! Plutôt que de se saouler la gueule à n’en plus finir, chacun se terre tranquillement chez lui. Attendant soit un voisin panaméen généreux (ils sont arrivés par container cette années), soit la fin du monde tant annoncée et reportée à une date ultérieure inconnue de tous si ce n’est du Père. Ou plus simplement de se replonger dans les réalités de son quotidien sans eau, lumière, salaire, et sécurité sociale.

Moi je me terre dans les quatre murs de mon « private space » duquel je suis sortie pour partager avec vous mon constat sur les fêtes de fin d’année de chez nous.

Joyeux Noël

Peace !!!


Laissez mon QG tranquille!!!

Soit  c’est la fête du renouveau ancien… Non ! C’était le 06 novembre.

 Soit c’est la formation massive au futur emploi des jeunes camerounais – buveur de bières en pleine rue – je ne sais pas.

Peut-être est-ce dû à chute libre des ventes – Permettez-moi d’en douter ! Il suffit de voir combien les bars sont alignés à la cité CICAM, siège des institutions pour nos futurs dirigeants.

La question est ouverte. En ce qui me concerne, je n’ai toujours pas de réponse.

Depuis 4 jours, Bépanda, mon Quartier Général du moment, est bloqué chaque soir. Il y a trois jours, c’était Bépanda Ambiance, avant-hier Bépanda One to one et il y a deux jours, à ce qu’il semble, c’était à Bépanda tendon. Jetez les armes s’il vous plait. Même pour nous, dignes et vantards citoyens de la capitale économique du Cameroun, le quartier dénommé Bépanda reste un mystère.

A mon retour hier donc de mes multiples emplois,  la brasserie anonymement célèbre du pays remballait. Et à voir leur têtes, les recettes n’étaient pas bonnes. Dans mon questionnement sur les raisons réelles de leurs « campagnes de promotion », je m’interrogeais parallèlement sur le désamour quasi officiel de leurs amants d’antan.

Lorsque je fais le tour des options de ma petite expérience de consommatrice de brunes très « blackes », auparavant abonnée aux blondes, aujourd’hui pressée de goûter au secret des expatriées qui me font du rentre dedans à tous les coins de rue, souvent dans des tenues à damner un saint et à des tarifs très préférentiels pour ne pas dire gratuit, je partage le supplice.

Et puis, pourquoi s’étonner ? Le peuple n’est pas dupe. Il est fatigué de boire. « Il pisse et a toujours soif ». Le lendemain de ton départ est ce que la soif diminue ? Donc il va te suivre pour deux bières et quelques petits fantasmes sur les coups de rein de la danseuse très inconnue d’une obscure artiste ? Aka !!.

Ils vous disent promotion. On promeut quoi ? La transpiration des bouteilles douloureuses ? A quelles fins ? Faire connaître la bière. Qui l’ignore ? Un Camerounais connait mieux les différents types de bière que les membres de son gouvernement (qu’est ce qu’il en a à faire d’ailleurs)! Donc là bas rien de nouveau à lui apprendre. Le Camerounais est un expert averti des esprits « boivotiques » (un terme inventé en pleine rédaction auprès d’une petite blacke). Le consommateur, membre de la SBT (Section Bois Tout) te donne par exemple la différence linguale entre la Booster et la Guinness. Je préfère toujours l’autre, allez savoir pourquoi.

Pour quels effets alors ? Les mêmes. Le mal affreux de crâne (paracétamol est petit sur cà). L’haleine de Chacal suffisant pour détourner une meute de…

Avec quelles conséquences ? Une seule. Du moins pour la ville. Les bouchons ! Désolée de ne pas être originale. Les animations se font en pleine chaussée. Donc qui que tu sois, tu es obligé de contourner ou de gratter ta dernière 4 roue achetée tout droit dans les poubelles de l’Occident dénommées…Brocante.

Et puis didon leurss coûts sont très élevés. Chaque année ils les augmentent, sous prétexte que les matières premières sont en hausse.

Pardon ! Donnez nous l’équivalent en CFA d’ « une bière en vaut deux là ». Nous pourrons ainsi espérer manger de la viande dans un pays ou le poisson à lui seul coûte les os de la peau.

Sinon, gardez vos bières. Nous avons besoin d’avoir l’esprit en paix pour planifier des plans parfaits de « Paris à tout prix ».

Si j’ai mal parlé, rendez-vous au prochain billet.

Shalom !!!